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Prix immobilier Drôme (26) en 2026 : analyse DVF par bassin

Mis à jour le 12/06/2026 — lecture : 9 min — données DVF arrêtées au décembre 2025

Le chiffre à retenirSur les 12 derniers mois publiés dans DVF, la médiane drômoise s'établit à 2 426 €/m² (8 814ventes notariées analysées). C'est un département qui reste légèrement plus cher que son voisin ardéchois (2 218 €/m²), avec des écarts internes importants entre la vallée du Rhône, la Drôme provençale et les contreforts du Vercors.

La Drôme couvre des marchés très différents : la pression urbaine de l'axe rhodanien autour de Valence et Montélimar, la prime lifestyle de la Drôme provençale et de ses villages perchés, et la dynamique nouvelle des vallées préalpines (Diois, vallée de la Drôme). Réduire le département à un prix moyen n'a aucun sens : il faut raisonner par bassin. Toutes les valeurs de cet article proviennent de la base DVF (Demandes de valeurs foncières) publiée par la DGFiP, agrégée sur fenêtre glissante de 12 mois, médiane sur prix réels signés, sans pondération commerciale.

Méthodologie et périmètre

Notre dataset embarque l'intégralité des transactions de mutations à titre onéreux géolocalisées en Drôme sur la période disponible. Pour cette analyse, nous retenons la fenêtre décembre 2024décembre 2025, soit les 12 derniers mois publiés. Les coordonnées aberrantes, les ventes sans surface ni prix au mètre carré exploitable et les biens hors typologie maison/appartement sont écartés. On parle de médiane(et non de moyenne) pour neutraliser les transactions extrêmes, fréquentes en DVF (ventes entre proches, démembrement, biens d'exception). La fourchette interquartile départementale va de 1 797 € à 3 117 €/m²: la moitié du marché drômois s'échange dans cette bande. Les 10 % les moins chers passent sous 1 294 €/m², les 10 % les plus chers dépassent 4 375 €/m².

Bassin Valence agglomération : le poumon économique

Le bassin Valence-Romans concentre la majorité des transactions (2 846 ventes sur 12 mois, soit 32 % du volume départemental). Médiane : 2 263 €/m², ce qui est inférieur à la médiane départementale (2 426 €/m²). Le marché est polarisé : l'appartement domine en cœur de Valence et de Romans-sur-Isère (médiane 2 095 €/m²), la maison individuelle reprend la main dans les premières couronnes (médiane 2 512 €/m²). L'évolution 24 mois ressort à -2.6 %, cohérente avec le mouvement national de correction des prix urbains après la flambée 2021-2022.

Ce sont les couronnes périurbaines qui tirent les prix vers le haut : Chabeuil, Montélier, Chatuzange-le-Goubet et Beaumont-lès-Valence dépassent toutes la barre des 2 900 €/m² médian. À l'inverse, Romans-sur-Isère reste l'un des points d'entrée les plus accessibles de l'agglomération (médiane 2 027 €/m² sur 657 ventes), ce qui en fait la commune favorite des investisseurs en quête de rendement locatif.

Drôme provençale : Montélimar, Nyons, Tricastin

Du sud du département, le bassin Drôme provençale (Montélimar, Pierrelatte, Saint-Paul-Trois-Châteaux, Nyons, Dieulefit) totalise 1 380 ventes sur 12 mois pour une médiane de 2 354 €/m². L'écart avec Valence agglo reste limité (91 €/m²), mais la composition du marché diffère sensiblement : ici la maison provençale est centrale (médiane 2 460 €/m²) et l'appartement (médiane 2 189 €/m²) sert surtout les transactions de Montélimar et du Tricastin.

Sur 24 mois, le marché évolue de -0.9 %, quasi stable. La Drôme provençale joue son rôle de marché refuge : moins de sur-réactions que dans les grandes agglomérations, mais aussi moins de liquidité — les biens à plus de 4 500 €/m² (le décile haut départemental) y sont presque tous concentrés, sur Grignan, Mirmande, Suze-la-Rousse ou les hameaux perchés autour de Nyons.

Diois et vallée de la Drôme : la dynamique 2026

C'est le bassin qui fait parler de lui. Avec 293 ventes sur 12 mois et une médiane de 2 809 €/m², le Diois (Die, Crest et leur vallée) est désormais le bassin le plus cherdu département en médiane DVF — devant Valence agglo. Plus surprenant encore : l'évolution sur 24 mois ressort à +15.0 %, là où le reste du département corrige. Crest, en particulier, affiche 2 936 €/m² sur 169 ventes — un signal fort.

Cette poussée du Diois s'explique par plusieurs facteurs convergents : attractivité paysagère et climatique, télétravail qui banalise la résidence semi-permanente, prix d'entrée toujours plus bas qu'à Grenoble ou Lyon, et tension croissante sur l'offre (peu de programmes neufs, foncier rare). Le risque : un marché qui se tend, des délais d'achat plus longs, des marges de négociation qui se compriment.

Maison vs appartement : l'écart drômois

À l'échelle départementale, la maison se négocie en médiane à 2 519 €/m² contre 2 199 €/m² pour l'appartement, soit un écart de 15 % en faveur de la maison. C'est un comportement de marché rural : la maison individuelle est le format dominant (5 211ventes) et porte la prime, là où l'appartement (3 603 ventes) reste confiné aux centres-villes de Valence, Romans, Montélimar et quelques pôles secondaires.

L'écart se resserre dans les bassins très urbanisés : à Valence agglo, l'appartement est même plus cher au m² une fois retraité par tranche de surface (les T1-T2 décrochent la prime au m² des petites surfaces). Il s'écarte au contraire dans la Drôme provençale et le Diois, où la rareté de l'offre collective rend la comparaison statistique fragile.

Tendance 24 mois : un département à deux vitesses

Sur l'ensemble de la Drôme, la médiane évolue de -0.9 % entre la fenêtre N-1 (2 449 €/m² sur 7 728 ventes) et la fenêtre actuelle (2 426 €/m² sur 8 814 ventes). Mais cette stabilité de façade masque une bascule géographique nette :

  • Valence agglo : -2.6 % — correction des prix urbains, conforme à la tendance nationale.
  • Drôme provençale : -0.9 % — quasi-stabilité, marché refuge.
  • Diois & vallée de la Drôme : +15.0 % — accélération nette.

En clair, sur 24 mois, la Drôme a vu une partie de sa demande quitter la vallée du Rhône pour les contreforts préalpins. Cette bascule devrait se prolonger si les conditions de crédit restent contraintes et si le télétravail tient ses positions actuelles.

Comparaison Drôme vs Ardèche

Sur la même fenêtre de 12 mois, l'Ardèche (07) affiche une médiane de 2 218 €/m² sur 5 737 ventes. La Drôme est donc plus chère de +9.4 %. L'écart est faible et reflète moins une différence de qualité de vie qu'une différence de structure : la Drôme bénéficie de l'axe rhodanien (A7, TGV Valence) et concentre l'essentiel de l'emploi tertiaire, l'Ardèche reste un département plus rural, sans préfecture sur l'axe rhodanien après le retrait de Privas. Sur les micro-marchés Vivarais-Diois ou Annonay-Saint-Vallier, les prix se croisent fréquemment.

Communes les plus chères et les plus accessibles

Parmi les communes drômoises avec au moins 50 ventes DVF sur 12 mois (seuil de représentativité), voici les médianes les plus élevées et les plus accessibles :

Top 5 — médianes hautes

  • Allan3 139 €/m² · 52 v.
  • Montélier3 114 €/m² · 50 v.
  • Chabeuil2 947 €/m² · 110 v.
  • Chatuzange-le-Goubet2 943 €/m² · 80 v.
  • Crest2 936 €/m² · 169 v.

Top 5 — médianes accessibles

  • Saint-Vallier1 620 €/m² · 65 v.
  • Bourg-de-Péage2 005 €/m² · 146 v.
  • Romans-sur-Isère2 027 €/m² · 657 v.
  • Saint-Rambert-d'Albon2 184 €/m² · 75 v.
  • Pierrelatte2 215 €/m² · 208 v.

Allez plus loin que la médiane départementale

Une médiane à l'échelle d'un département dit peu de chose de la valeur réelle d'un bien précis. BienBienBien recalcule la médiane DVF dans un rayon de 500 m autour d'une adresse exacte et compare votre bien à ses voisins immédiats.

Questions fréquentes sur le prix immobilier en Drôme

Quel est le prix au m² moyen en Drôme en 2026 ?

Sur les 12 derniers mois disponibles dans DVF (fenêtre décembre 2024 → décembre 2025), la médiane départementale ressort à 2 426 €/m² sur 8 814 ventes notariées. La moitié des biens vendus se situent dans une fourchette resserrée entre 1 797 € et 3 117 €/m². On parle bien d'une médiane sur prix réellement signés, pas de prix affichés en vitrine.

Quel est le prix au m² à Valence ?

Le bassin Valence agglomération (Valence, Bourg-lès-Valence, Portes-lès-Valence, Romans-sur-Isère, Bourg-de-Péage, Chabeuil et premières couronnes) affiche une médiane de 2 263 €/m² sur 2 846 ventes. Les maisons s'échangent à 2 512 €/m² médian, les appartements à 2 095 €/m². L'évolution sur 24 mois est de -2.6 %.

Où investir en Drôme en 2026 ?

Trois logiques cohabitent. Pour du rendement locatif, Romans-sur-Isère (2 027 €/m² médian) et Bourg-de-Péage offrent les prix d'entrée les plus bas de l'agglomération. Pour une résidence principale au calme avec valorisation, le Diois progresse de +15.0 % sur 24 mois (2 809 €/m²). Pour une revente rapide, les premières couronnes valentinoises (Chabeuil, Chatuzange-le-Goubet, Montélier) restent les plus liquides avec un marché tendu autour de 2 900 €–3 100 €/m².

Une maison se vend-elle plus cher qu'un appartement en Drôme ?

Oui, et l'écart est mesurable. La médiane des 5 211 maisons vendues ressort à 2 519 €/m², contre 2 199 €/m² pour les 3 603 appartements. La maison reste le format dominant du marché drômois (59 % des ventes), surtout en zone rurale et en deuxième couronne.

Comment a évolué le prix immobilier en Drôme sur 24 mois ?

Comparé à la fenêtre 12 mois précédente, la médiane départementale passe de 2 449 € à 2 426 €/m², soit -0.9 %. Les dynamiques sont très contrastées selon les bassins : Valence agglo recule de -2.6 %, la Drôme provençale stagne (-0.9 %), tandis que le Diois progresse fortement (+15.0 %). Cette divergence reflète le report d'une partie de la demande vers les territoires ruraux après 2022.

La Drôme est-elle plus chère que l'Ardèche voisine ?

Légèrement, oui. Sur la même fenêtre de 12 mois, l'Ardèche affiche une médiane de 2 218 €/m² sur 5 737 ventes, contre 2 426 €/m² en Drôme. La Drôme est donc en moyenne +9.4 % plus chère, ce qui s'explique par la pression de l'axe rhodanien (Valence, Montélimar) et la dynamique des bassins d'emploi. Mais sur certains micro-marchés comme le piémont Vivarais-Diois, les prix se croisent.

Quelles sont les communes les plus chères et les moins chères de la Drôme ?

Parmi les communes avec au moins 50 ventes sur 12 mois (seuil de représentativité), les médianes les plus élevées sont à Allan (3 139 €/m²), Montélier (3 114 €/m²), Chabeuil (2 947 €/m²). À l'inverse, les médianes les plus accessibles s'observent à Saint-Vallier (1 620 €/m²), Bourg-de-Péage (2 005 €/m²), Romans-sur-Isère (2 027 €/m²). Attention : ces médianes communales mélangent maisons et appartements et reflètent autant la typologie du bâti que la désirabilité réelle.

Sur quelles données s'appuie cette analyse ?

Exclusivement sur DVF (Demandes de valeurs foncières), la base publique de la DGFiP qui recense toutes les ventes notariées depuis 2014. Nous avons filtré les ventes en pleine propriété, exclu les coordonnées aberrantes et les biens sans surface, puis calculé des médianes (et non des moyennes) sur fenêtre glissante de 12 mois jusqu'au décembre 2025. Échantillon départemental : 8 814 ventes. Toutes les valeurs de cet article sont reproductibles à partir du dataset open data.

Sources : data.gouv.fr (DVF DGFiP), cadastre.data.gouv.fr, Étalab. Échantillon de 8 814 ventes drômoises sur la fenêtre décembre 2024décembre 2025. Article rédigé à des fins d'information générale et ne se substitue pas à l'avis d'un professionnel (notaire, expert immobilier). Méthode : médianes sur prix au m² signés, écartant les coordonnées aberrantes et les biens sans surface exploitable.